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Animaux et attractions touristiques, que choisir ?

Lors d’un voyage, voir des animaux sauvages est probablement l’une des activités touristiques les plus recherchées. Souvent les touristes souhaitent ramener avec eux une photo souvenir avec leur animal préféré.
Cependant, derrière ces expériences inoubliables se cache une industrie inhumaine, et malheureusement bien trop rentable pour prendre fin sans l’aide de touristes responsables.

Des pratiques inhumaines …

Qu’il s’agisse de trekking à dos d’éléphants, de selfies avec les tigres ou encore, par exemple, de marcher avec les lions, l’animal subit des violences psychologiques très importantes.
Avant toute chose, il faut savoir que les animaux, parfois même capturés à l’état sauvage, sont séparés de leur mère quand ils n’ont que quelques mois. L’objectif est simple : faciliter le dressage de l’animal.
Mais ces violences mentales vont encore plus loin. Ces animaux, destinés à vivre dans de grands espaces, sont emprisonnés dans des cages, ne reçoivent pas l’alimentation et l’eau nécessaires à leur croissance.
Malheureusement, à tout cela s’ajoute la violence physique. Dans l’unique but de rendre ces animaux sauvages dociles, ils sont battus et torturés.
Mal nourrit, à bout de forces et traumatisés, ils seront ainsi utilisés jusqu’à épuisement de leur rentabilité.

Par exemple, en ce qui concerne le trekking à dos d’éléphants, l’éléphanteau est séparé de sa mère dès son plus jeune âge et subit le rituel « phajaan », textuellement « briser l’éléphant », donc diviser son âme et son corps pour le rendre esclave du dresseur. Enchaîné, traumatisé, battu, mal nourrit, l’éléphant s’en souviendra toute sa vie.

En plus des violences présentées plus haut, il faut savoir qu’une autre cruauté faite aux animaux pour le rendement touristique est de l’arracher de son habitat naturel, comme c’est le cas pour les spectacles avec les cétacés (dauphins, orques, …), cirques ou encore charmeurs de serpents.
Et pour cela, l’animal n’est pas forcément en cage, sauf dans le cadre de spectacles/cirques.
Par exemple, une activité touristique très appréciée en Afrique du Sud, en Californie ou au Mexique, c’est le « shark cage diving », à savoir plonger en mer à l’intérieur d’une cage afin de voir et prendre en photo les requins qui nagent autour de la cage. L’adrénaline est assurée, l’éthique bien moins.
Avant toute chose, et malgré le film « Les dents de la mer », sachez que par nature, le requin n’est pas un animal agressif envers l’Homme, tout expert en plongée vous le dira. Les compagnies qui guident les touristes pour cette activité, se chargent aussi, une fois en mer, de jeter des poissons morts afin d’attirer les requins. Ainsi, une fois les requins arrivés, les touristes se jettent à l’eau, dans la cage, pendant que les requins mangent les poissons autour du bateau.
Cette activité dérègle le fonctionnement naturel des choses en incitant les requins à venir près des bateaux et des humains (une fois de plus, chose qu’il ne faisaient pas naturellement) et, en s’éloignant de leurs propres espaces de prédation, déréglant ainsi petit à petit l’équilibre écologique.

Je ne blâme en aucun cas les touristes ayant effectué ces activités sans connaissance de cause. Je souhaite informer sur la réalité de ce commerce car celui-ci devient un vrai problème pour la survie de beaucoup d’espèces à l’état sauvage.

Des centres de protection d’animaux sauvages…

Toutefois, il est possible de voir des animaux sauvages sans pour autant modifier leur habitat ou les maltraiter.
Si vous êtes passionnés par les animaux, n’hésitez pas à prendre contact avant départ avec des structures d’observation ou de protection des animaux sauvages. Votre argent ira à la sauvegarde de l’espèce et vous en apprendrez bien plus à son sujet en étant accompagnés par des spécialistes.

Comment choisir la bonne structure pour ses « éco-visites » ?

Malheureusement il n’existe pas de label touristique international pour la protection animale, environnementale. C’est donc à vous, écovoyageurs, de faire les recherches nécessaires sur internet et sur place pour comprendre le fonctionnement de la structure et s’assurer qu’elle soit fiable.
Rendez-vous sur les sites des centres de protection animale et environnementale, dans lesquels en général il est possible de faire des visites et même du volontariat.
Prenez contact avec ces structures, interrogez les sur leur rôle et objectifs dans la protection de l’espèce, demandez leur d’où proviennent les animaux, et suivez leur communication sur les réseaux sociaux pour voir effectivement leur importance et implication. En effet, certaines structures sont interrogées par des journaux locaux ou internationaux, ce qui peut être une preuve de fiabilité.
Ce ne sont que quelques pistes pour trouver la structure la plus adaptée à vos valeurs environnementales vous permettant de choisir l’activité la plus responsable possible pour réaliser votre souhait de voir des animaux sauvages tout en les protégeant.

Déjà quelques idées de centres à visiter pour vos prochains voyages ?

Sources article :

Le Monde – « Les dix attractions touristiques les plus cruelles »

The Guardian – « The fin end of the wedge? »

Photo: Neil D’Cruze/World Animal Protection

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