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Comment bien choisir son volontariat ?

Photo du travail des volontaires en Thaïlande

Le concept est un peu nouveau en France et pourtant dans les pays anglophones il ne cesse de s’accroître.
Partez à l’étranger en apportant votre aide à une communauté locale, à un projet de protection de l’environnement et des animaux, ou encore dans une ferme biologique sur 2 semaines ou plus, tel est l’objectif du volontariat.
Cette nouvelle formule de voyages s’intègre parfaitement à la démarche de tourisme solidaire (donc durable).

Aide aux communautés locales et écovolontariat.

Le volontariat dans l’aide aux communautés locales permet aux volontaires de participer à des missions de construction/reconstruction d’une école ou d’un espace communautaire pour une population locale dans le besoin.
L’écovolontariat, concept plus développé en France, est lui axé à la protection environnementale et animale. Pour avoir un exemple de mission, n’hésitez pas à lire le récit de mon expérience d’écovolontariat en Thaïlande dans un centre de protection d’éléphants.
Photo douche de Pai Lin, ThaïlandeLe concept du volontariat est simple : les bénévoles interviennent dans une structure locale, en support au personnel, pour apporter leur aide sur une période donnée, plus ou moins longue. Certaines missions sont possibles dès 2 semaines. La durée varie en fonction de la structure, du projet et des volontaires.

Dans le cadre de vos recherches, vous trouverez certainement ce que l’on appelle les missions « humanitaires ». En toute sincérité, je ne suis pas très partisane des projets dits « humanitaires », en lien direct avec les communautés locales, notamment auprès des enfants, comme par exemple aider dans un orphelinat ou dans une école. Ce sont des projets extrêmement intéressants si l’on envisage d’y rester sur une moyenne/longue durée (6 mois/1 an). Cependant, partir 2 semaines sur un projet « humanitaire » n’est pas suffisant pour comprendre la culture locale et avoir un impact sur le long terme, en créant des initiatives appropriées aux réalités du pays.
En revanche, des missions comme la construction/reconstruction ou l’écovolontariat sont des missions principalement manuelles. Le suivi même du projet et de son évolution sera fait par le personnel local. Ainsi, vous ferez partie du maillon de la chaîne pour la réalisation du projet peu importe la durée de votre mission.

Comment trouver la bonne structure et s’assurer qu’elle soit fiable ?

Vous avez deux principales possibilités pour trouver le projet qui vous convient le plus.
Première option : faire appel à des structures (en général des associations) qui mettent en place des partenariats avec des ONG locales. Réels intermédiaires entre le volontaire et le partenaire, ces structures offrent l’avantage d’être un support, un accompagnement en amont du projet et du départ.
Il existe une multitude d’associations francophones de volontariat. Parmi les plus courantes nous avons : Jeunesse et reconstruction, SVI, Concordia, Délégation Catholique pour la Coopération, Cybelle Planète ou encore Volontaires pour la nature.
Sur la partie d’écovolontariat, n’hésitez pas à visiter le site du Collectif francophone d’écovolontariat où vous trouverez des structures engagées dans ce domaine ainsi que la charte mise en place.
Deuxième option : prendre contact directement avec les ONG locales qui accueillent aussi les volontaires. Assurez-vous qu’elles soient fiables en vous documentant et en interrogeant la structure : comment est-elle née ? Quel est son rôle/objectif ? Pourquoi y a-t-il besoin de volontaires et quel serait leur rôle ? Demandez à être mis en relation avec un ancien volontaire pour échanger directement avec lui sur son retour d’expérience.
Si vous optez pour cette seconde éventualité, « Le Tour du monde de l’écovolontariat » de Laurence Dupont peut vous être utile pour des missions de protection de l’environnement. Ce livre recense plusieurs associations et ONG locales œuvrant dans ce domaine dans lesquelles il est possible de faire une mission.

Pourquoi payer pour faire du volontariat ?

Qu’il s’agisse d’écovolontariat ou de volontariat auprès des communautés locales, en général, les missions sont payantes. En effet, bien que vous veniez apporter votre aide (non rémunéré), il faut comprendre que si ces structures, financièrement précaires, assumaient les frais engendrés par les volontaires (hébergement, nourriture, …), elles réduiraient les fonds destinés à l’avancée des projets. Ceci irait à l’encontre de leur rôle : porter à bout les projets locaux et/ou environnementaux pour lesquels la structure a été crée.
Sachez aussi que les tarifs et les services annexes varient en fonction des structures, des missions et de la durée de votre projet.

Comment financer son projet ?

Comme pour tout voyage, afin de gérer au mieux le budget, il faut l’anticiper. Ceci permettra d’épargner le nécessaire en amont et de profiter une fois sur place.
Dans le cadre d’un volontariat, vous avez aussi la possibilité de mettre en place des actions de financement participatif sur internet (« crowdfunding »). En France, nous avons quelques sites spécialisés dans le domaine tels que KissKissBankBank ou encore Ulule, parmi les plus connus.
Aussi, si votre initiative de faire du volontariat a un but précis (professionnel, universitaire, journalistique, …), vous pouvez rechercher des sponsors/partenaires de votre projet. Cela prend plus de temps mais c’est une solution parfaitement envisageable.

Ainsi, quel que soit le domaine d’intervention, faire du volontariat est une autre manière voyager responsable.
Secteur encore nouveau, il n’existe malheureusement pas de labels/certifications qui garantissent l’implication et l’efficacité d’un volontariat. D’ailleurs, il peut y avoir certaines dérives, où les structures, intermédiaires ou sur place, profitent de la bonne intention et de l’argent des volontaires sans créer aucun projet concret dans le pays ou pour la communauté avec laquelle elles travaillent.
C’est pourquoi, il est primordial de s’informer avant départ, de questionner les structures et de suivre leur communication et leurs actions afin de s’assurer de leur implication sur place.

Volontariat et agriculture biologique

Logo du WwoofingTravailler dans une ferme biologique pendant vos vacances c’est possible grâce au Wwoofing.
Venant de l’acronyme WWOOF (World Wide Opportunities on Organics Farms, soit « opportunités mondiales dans des fermes biologiques ») ce concept est né en 1971 en Angleterre et est aujourd’hui démocratisé au niveau international.
Les wwoofers (ceux qui font du wwoofing) sont accueillis par des hôtes qui, en contrepartie de leur investissement et de quelques heures de travail par jour, leur offrent l’hébergement et le couvert.
Les hôtes, eux, sont des fermiers, des familles d’accueil engagées dans un processus d’agriculture biologique.
Vos compétences, si vous en avez sont les bienvenues, sinon, votre hôte sera ravi de pouvoir vous apprendre des techniques d’écoconstruction, jardinage ou encore d’agriculture.
Partagez et découvrez ainsi un mode de vie différent dans des régions parfois reculées.
Prenez aussi le temps de parcourir le site de HelpX, système relativement similaire au wwoofing.

Alors partant pour l’aventure du volontariat ? Plutôt écovolontariat ou wwoofing ?

One Comment on “Comment bien choisir son volontariat ?

Bontemps Odile
20 septembre 2016 chez 10:17

Wahooooo qu’elle magnifique expérience !!! ça donne envie, c’est extra ce blog !!!
BRAVO

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