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Eco-volontariat en Afrique du Sud : un nouvel espoir.

VolonTerre Africa - Témoignage Evelyne

Cela faisait de nombreuses années que je voulais participer à une mission d’éco-volontariat sans jamais avoir le courage de le faire. J’ai à de nombreuses reprises fait des recherches pour essayer de trouver une association ou agence qui me donnerait cette force, sans résultat. Il faut dire que n’étant pas bilingue anglais, j’avais beaucoup d’appréhension à partir seule vers l’inconnu.

En découvrant le site de VOLONTERRE AFRICA tenu par Nathalie une française vivant sur place à l’époque, j’ai immédiatement était mise en confiance. Je n’ai pas hésité à poser toutes les questions dont j’avais besoin pour connaitre les différents projets qu’elle proposait et pour me rassurer sur le fait de partir seule à l’aventure.

En l’espace de deux semaines, la décision finale fut prise. Je décidais de partir pendant 4 semaines en Afrique du sud pour un projet spécialisé dans la recherche et la conservation de la faune et de la flore. Amoureuse et passionnée depuis toute petite par les animaux, il était évident pour moi de participer à un projet essentiellement baser sur leur protection et leur préservation.

En mars 2016, je me suis donc vu m’envoler pour le nord de l’Afrique du Sud, dans la région du Limpopo. Tout avait été planifié par VOLONTERRE AFRICA, de la réservation du lodge à mon arrivée au transfert en bus vers Hoedspruit, destination finale.

A mon arrivée, j’ai été accueillie par les Rangers de la réserve où j’allais séjourner ainsi que par les autres bénévoles de cette mission. Tout le monde a été extrêmement chaleureux et accueillant. J’ai tout de suite été mise à l’aise malgré mon anglais approximatif.

Chaque lundi, de nouveaux bénévoles arrivaient et cela permettait à toutes personnes désireuses d’aller en ville de sortir de la réserve. Celle-ci se situe à 1h de Hoedspruit, ville la plus proche. C’est le seul endroit où nous pouvions faire nos courses pour acheter des souvenirs ou des extras (friandises, soda et j’en passe).

VolonTerre Africa - Témoignage Evelyne

Après quelques emplettes, nous avons fait route vers la réserve. J’ai été agréablement surprise en y arrivant. Il y avait une pièce pour la cuisine et le lave-linge, une seconde pour le salon commun et le dortoir des responsables et une troisième pour le dortoir et salles de bain des bénévoles. Nous étions regroupés par 2 ou 3 bénévoles par chambre. Celles-ci étaient de tailles raisonnables, douillettes et confortables. Nous avions une salle de bain avec WC par chambre avec électricité et eau chaude (à utiliser avec précaution).  La cuisine quant à elle était 100% équipée. Nous ne manquions de rien. Par manque de chance, lors de mon arrivée, la piscine du camp était en construction. J’ai appris depuis que la construction était terminée.

Un planning pour la cuisine et la vaisselle était réalisé chaque semaine pour que tous les bénévoles mettent la main à la pâte. Les repas de la semaine étaient quant à eux déjà planifiés et les recettes à suivre étaient présentes pour nous aider au mieux dans notre tâche. Etant végétarienne, tout le monde respectait mon régime alimentaire sans aucun problème.

Nous avions pour consigne de ne pas sortir la nuit hors des dortoirs. Le camp n’étant pas fermé par des clôtures, les animaux pouvaient très bien s’aventurer à proximité et il en était de notre sécurité de respecter cette règle. Je me souviens d’une nuit avoir entendu très distinctement le rugissement d’un lion. Quel souvenir mémorable. Etre en plein milieu du bush, isolée de la civilisation et n’entendre que la vie animale se mouvoir aux alentours.

Je me souviens également de ma première nuitée. Une bonne partie avait été perturbée par des animaux qui courraient et sautaient sur le toit. J’ai été ravie de voir au petit matin en sortant de ma chambre que les coupables profitaient des premières lueurs du jour pour se détendre et se reposer : les Velvet Monkey, les petits singes gris d’Afrique du Sud. Tout aussi mignons que farceurs.

J’ai été plongée dans la mission dès le lendemain de mon arrivée. Tous les jours des Games Drive étaient organisées. Nous étions regroupés en deux équipes. En raison des températures très chaudes en journée, nous débutions les expéditions très tôt le matin. Départ à 5h tous les jours sauf le week-end. Nous partions en 4×4 à la recherche des animaux. Lorsque nous en croisions (et cela très régulièrement) nous devions les observer et les répertorier dans un carnet de route en les géo localisant à l’aide du GPS.

Les rangers prenaient bien soins de nous expliquer comment reconnaitre les mâles et les femelles, comment reconnaitre les différentes espèces et prenaient le temps de répondre à nos questions. A les écouter, il était évident qu’ils étaient tous passionnés et près à nous enseigner leur savoir. Ils nous apprenaient également les différents noms des végétaux et arbres Sud-Africains. C’était toujours passionnant de partir avec eux. Nous prenions également le temps de profiter du silence et de la beauté du paysage qui était à couper le souffle.

Régulièrement nous croisions les Big Five. L’émotion était présente à chaque fois. Les voir vivre dans leur état naturel est la plus belle chose que je peux conseiller de voir si vous aimer les animaux. La plénitude qui règne dans le bush est incroyable. Cela est totalement différent des zoos. Voir un animal sauvage en liberté et non en captivité n’a pas de prix.

Hormis les Game Drive, nous avions pour mission de participer à différents travaux de manutention pour le campement. En général, elles se déroulaient le mercredi ou le samedi. Pour exemple, nous avons participé à la création d’un puit d’eau pour les animaux de la réserve, créé un chemin de pierre sous des câbles électriques pour empêcher les girafes de s’y aventurer ou avons créé une clôture en barbelés autour d’un campement pour éviter que les éléphants ne passent par là et ne détruisent tout.

A deux reprises, nous avions organisées des « Walk » dans le bush. Cela nous permettait de mettre à profit les connaissances acquises lors de nos précédentes expéditions et de devenir à notre tour un peu « rangers ». Nous essayions de reconnaitre les empreintes. On nous expliquait comment reconnaitre à quelles espèces elles appartenaient et dans quelles direction l’animal s’était dirigé.  Notre ouïe était à l’affut du moindre bruit. Cela était très intéressant et excitant à la fois car étant plongé dans leur milieu naturel, nous savions que le danger était réel. Nous ne savions pas quel animal aller croiser notre chemin et quel serait son attitude envers nous. Bien entendu nous étions toujours encadrés par les rangers qui assurait notre sécurité si besoin.

Je me sentais utile dans toute les démarches auxquelles j’ai participé et que je referai avec plaisir. Cela peut paraître étrange de devoir payer pour être bénévole mais il faut savoir que les fonds versés aux différentes ONG servent à de nombreuses choses, par exemple à payer les salaires du personnel, ou servent aussi à nourrir et à protéger les animaux du braconnage.

J’ai vécu un séjour inoubliable que je ne regrette absolument pas. J’ai rencontré des personnes qui se battent pour la préservation des espèces en voies de disparition et pour préserver la faune et la flore malgré les difficultés.

C’était un rêve que je voulais assouvir et cette expérience m’a apporté beaucoup plus que je ne l’espérai. De l’espoir. L’espoir qu’un jour, les animaux ne seront plus enfermés dans des zoos pour leur sauvegarde. L’espoir qu’un jour l’espèce humaine prendra réellement en considération que la vie animale sur Terre est vitale est essentielle. L’espoir qu’un jour, leur vie sur Terre ne sera plus mise en danger pour des futilités.

 

Avril 2017.

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Crédit Photo Evelyne Deckert

 

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One Comment on “Eco-volontariat en Afrique du Sud : un nouvel espoir.

Nathalie
20 avril 2017 chez 10:54

Super témoignage! Merci Evelyne 🙂

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