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Voyager sur l’Océan c’est se conquérir soi même.

Un témoignage hors du commun, celui de Chantal Lievens-Eykens et de sa traversée de l’Atlantique en famille. Deux ans en famille en voilier : un rêve devenu réalité.
Partir, larguer les amarres, découvrir notre fabuleuse terre, avoir le souffle coupé, ouvrir l’esprit de nos enfants, aller à la rencontre des autres, se confronter à de nouveaux défis, essayer de comprendre le monde… les raisons de tout quitter pour affronter les océans sont nombreuses mais pour nous la plus importante a été de vivre nos rêves, nos envies, de vivre tout simplement.

En 2011 nous avons quitté Port Napoléon (près de Marseille) pour y revenir deux ans plus tard. Nous sommes partis avec deux de nos enfants (8 et 18 ans) à bord de Cajou, notre voilier de 16 m. Nous avons longé la côte africaine jusqu’au Cap Vert, nous avons traversé deux fois l’Atlantique une fois à l’aller et une fois au retour, nous avons visité toutes les Antilles, nous nous sommes attardés en République Dominicaine, à Porto Rico, à Cuba. Aux Bahamas, de belles plongées nous ont permis de découvrir les splendeurs des fonds marins et nos amis les requins. Nous avons rejoint les Etats Unis avec l’aide du Gulfstream, nous sommes montés jusqu’au Canada en passant par les canaux intra-costaux de la côte Est, nous sommes redescendus en Amérique centrale et nous sommes devenus terriens le temps de visiter les trésors Mayas du Guatemala et du Mexique. Et un jour il a bien fallu rentrer, une fenêtre météo nous a permis de voguer sans trop de mal sur l’Océan Atlantique Nord en passant par les Bermudes et les Açores. Nous avons parcouru 18397 miles ou 34 000 km soit presque la moitié du périmètre équatorial.
Fin 2013 nous sommes rentrés la tête dans les nuages et le mal de terre. Le retour à la réalité ne fut pas simple, après avoir vécu pendant un peu plus de 730 jours au rythme de l’eau, la cadence de notre société nous a perturbé pendant de nombreuses semaines. Le bilan de cet intermède dans notre vie fut plus que positif, le vécu familial de ces deux années a permis la construction d’un socle d’unité familiale et de force extraordinaire. Nous avons redécouvert le plaisir d’un coucher de soleil, d’un morceau de comté mais surtout celui de prendre le temps. Etre en mer c’est mâcher l’essentiel dans un monde ralenti, réapprendre à vivre dans la douceur, ne plus se faire violence, oublier de courir et regarder en soi.
Arthur a repris l’école, a sauté d’une classe car trop en avance aussi bien au niveau des cours que de la maturité, il a acquis une facilité de contact, une aisance dans toutes situations et surtout une confiance en lui. Camille a commencé un cycle universitaire forte de ses deux langues apprises en voyageant, elle gardera en elle cette conviction que l’impossible peut devenir possible. Pour mon mari et moi-même nous avons pu découvrir ce que l’autosuffisance du couple voulait dire et le résultat est tout simplement génial, nous avons découvert la beauté de notre monde et souvent ce que nous, les humains, manquons de respect envers mère nature. Notre rapport aux richesses de ce monde ne sera plus jamais le même.
Le seul problème de ce voyage c’est qu’une fois rentrés nous n’avons plus qu’une envie c’est de repartir alors oui on prépare un nouveau départ, cette fois ce sera le Pacifique.

A notre retour beaucoup de nos amis nous ont demandé quels ont été nos coups de cœur, question impossible car trop de réponses, trop de beautés, trop de rencontres inoubliables, trop d’évènements exceptionnels. Tout au long de ce voyage j’ai constitué un collier de moments inoubliables que je vous invite à découvrir dans mon journal océanique que j’ai édité à notre retour. Son titre « La Mer Veille ».
Si vous aussi, vous êtes prêts à franchir la ligne de départ pour quelques années d’aventure et que vous cherchez quelques conseils n’hésitez pas à me contacter. Je serai ravie de partager cette parenthèse dans notre vie avec vous.

Février 2017.

Crédit photo : Chantal Lievens-Eykens

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